Un territoire sculpté par l’agriculture : terrasses et murets en pierre sèche
Les monts et vallées autour de Saint-Gervais-sur-Mare portent la marque indéniable d’une pratique agricole ancestrale : l’aménagement de terrasses, ou bancels. Ces murs en pierres sèches, bâtis à main d’homme, permettaient de cultiver efficacement des terrains escarpés. L’objectif ? Retenir la terre arable et optimiser les ressources, notamment l’eau, souvent rare dans ces zones méditerranéennes.
Ces terrasses, qui s’étagent encore sur les collines autour du village, témoignent de cultures qui ont constitué le socle de l’économie locale pendant des siècles. Vigne, blé, et surtout oliviers dominaient ces parcelles fertiles. L’olive produite ici servait à l’alimentation, mais aussi à l’éclairage et à l’onction, tant elle était précieuse.
Les murets, bien qu’en apparence modestes, demandent un savoir-faire remarquable. Ils sont construits sans liant, chaque pierre étant minutieusement choisie et placée pour assurer la stabilité. Si ces ouvrages ont été progressivement délaissés au XXe siècle avec l’exode rural et l’industrialisation, ils sont aujourd’hui redécouverts dans le cadre de projets de conservation du patrimoine et pour leurs vertus dans la lutte contre l’érosion.
