L’influence des chercheurs universitaires et des ethnologues
À partir des années 1960-1970, la recherche universitaire s’intéresse davantage à la montagne languedocienne dont Saint-Gervais-sur-Mare fait partie. Les regards d’ethnologues, sociologues et géographes mettent en lumière le village sous des angles nouveaux.
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Élie Roubeyrie – Géographe et universitaire montpelliérain, il signe de nombreux travaux sur la restructuration rurale du Haut-Languedoc. Son étude Montagnes du Languedoc : Transformation et identité (PUF, 1981) aborde Saint-Gervais-sur-Mare comme l’un des pôles de résistance à l’exode rural, observant l’évolution des pratiques agricoles et la persistance des réseaux familiaux (cf. Revue de Géographie Alpine).
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Colette Chantraine – Ethnologue, elle a mené dans les années 1970 des enquêtes orales concernant la vie quotidienne et les rituels du Haut-Languedoc. Un passage complet de Languedoc villageois, mémoire de femmes (Editions du Rouergue, 1985), est consacré aux confiseries et fêtes locales de Saint-Gervais-sur-Mare.
Les études évitent la folklorisation et insistent, souvent avec pudeur, sur la diversité sociale du village – mettant en évidence l’entrelacement de familles anciennes, de nouveaux arrivants et la survivance dialectale occitane jusque dans les années 1960.