Petits mais parfois dangereux : les insectes qui piquent, mordent… ou gratouillent
L’indétrônable tique (Ixodes ricinus et autres espèces)
En France métropolitaine, c’est elle qui, d’avril à octobre, inquiète le plus marcheurs, enfants ou cueilleurs. La tique n’est pas un insecte mais un acarien, et son habitat préféré reste les milieux boisés et humides, mais on la trouve désormais jusque dans les jardins. Certains secteurs ombragés et riches en chevreuils dans la vallée du Mare en demeurent de véritables bastions.
-
Risque : transmission de la maladie de Lyme (Borrelia burgdorferi), mais aussi d’autres maladies (« piqûre d’été », encéphalite à tiques, très rare dans le Sud).
-
Signe : morsure indolore, tique fixée dans la peau, anneau rouge possible (érythème migrant).
-
Prévention : vêtements longs et serrés aux chevilles, inspection systématique après chaque sortie (Source : Ameli.fr).
Guêpes, frelons : des voisins qui surveillent leur territoire
Guêpes (Vespula germanica, Polistes dominula…) et frelons européens (Vespa crabro) voire asiatiques (Vespa velutina) s’aventurent près des points d’eau, tables de pique-nique, arbres fruitiers, ruches, mais nichent aussi dans des souches ou sous des toits. Leur nombre n’a pas connu d’explosion soudaine dans la vallée, mais quelques nids perturbés peuvent causer de violentes réactions, notamment les nids souterrains de guêpes.
-
Risque : piqûre douloureuse, parfois réaction allergique (choc anaphylactique rare mais grave — Institut Pasteur).
-
Signe : piqûre avec douleur immédiate, tuméfaction, érythème.
-
Prévention : vigilance lors de la coupe d’herbe, éviter les boissons sucrées à découvert, gestes lents si rencontre, ne pas tenter de détruire les nids sans protection.
Le moustique tigre (Aedes albopictus) : un récent arrivé qui s’invite partout
Originaire d’Asie du Sud-Est, reconnu par ses rayures blanches sur les pattes, il a colonisé l’Occitanie en une décennie. Si la commune de Saint-Gervais-sur-Mare reste à ce jour moins touchée que Béziers ou Montpellier (données ARS), sa présence s’étend inexorablement, facilitée par la mobilité humaine et le moindre réservoir d’eau stagnant.
-
Risque : transmission possible de virus (dengue, chikungunya, Zika) mais cas autochtones encore rares (Ministère de la Santé).
-
Signe : piqûres multiples, réactions locales intenses.
-
Prévention : vêtements couvrants, répulsifs, suppression des eaux stagnantes.
Chenilles processionnaires du pin (Thaumetopoea pityocampa) : un danger sournois, pour tous
C’est peut-être l’insecte local ayant connu la plus forte progression depuis 20 ans. Sa présence est signalée sur tous les massifs de résineux du Haut-Languedoc. Les chenilles se déplacent en longues files organisées, souvent sur le sol au printemps, après s’être nourries du pin.
-
Risque : poils urticants microscopiques provoquant réactions cutanées, voire allergies respiratoires sévères (surtout chez les jeunes enfants et les chiens — source : ANSES).
-
Signe : rougeurs, cloques, œdèmes, yeux larmoyants, parfois choc allergique.
-
Prévention : éviter tout contact avec les chenilles, repérer les « nids » soyeux dans les pins, ne pas toucher les fils processionnaires.