Le printemps : foisonnement et promesses
Dès mars, la végétation s’éveille après les brumes hivernales. Le microclimat du village, à près de 300 mètres d’altitude et adossé à la forêt des Écrivains Combattants, permet de croiser sur un même sentier des espèces typiquement méditerranéennes et d’autres venues des contreforts atlantiques (cf. INPN - Inventaire National du Patrimoine Naturel).
- Helleborus foetidus (hellébore fétide) : Cette vivace aux fleurs verdâtres et aux feuilles découpées s’ouvre dès février. Var appelez-la "patte d’ours" comme ici, en hommage à son feuillage coriace.
- Viola riviniana (Violette de Rivinus) : Sur les talus humides, elle rivalise avec la primevère et le fraisier sauvage.
- Anemone nemorosa (Anémone des bois) : Tapis blanchâtres sous les châtaigniers, elle signale les lieux préservés du piétinement.
- Orchidées précoces : L’Orchis mâle (Orchis mascula), espèce protégée, colore déjà les abords du village de ses grappes mauves, dès fin mars et jusqu’à mai.
- Asphodelus albus (asphodèle blanc) : Dès avril, ses hampes étoilées émergent des landes et terrasses anciennes, mémoire vivace du pastoralisme local.
Un tableau qui change d’une semaine à l’autre, à mesure que les prairies et lisières se parent de couleurs nouvelles.
