Comprendre l’urgence : la randonnée face à l’impact environnemental
Sur les bancs de bruyère ou les épines du massif de l’Espinouse, la fréquentation grandissante du territoire se fait sentir. Selon le Parc naturel régional du Haut-Languedoc, les pratiques de pleine nature – dont la randonnée pédestre – ont progressé de près de 19 % entre 2015 et 2022. Un enthousiasme bienvenu, mais porteur d’effets secondaires : érosion des sentiers, dérangement de la faune, déchets abandonnés…
- Erosion accélérée : Le piétinement répété multiplie par 2 à 5 le risque d’érosion sur les sentiers peu entretenus (source : Fédération Française de la Randonnée Pédestre, 2021).
- Biodiversité fragilisée : Le passage de groupes hors itinéraires balisés peut fragmenter l’habitat de nombreuses espèces, notamment amphibiens et oiseaux nicheurs.
- Pression sur la ressource en eau : Traversées de torrents, ravitaillements à la source, baignades… autant d’usages qu’une fréquentation non régulée peut compromettre.
Cette situation a déclenché un sursaut local, fait de pédagogie et d’actions concrètes, à l’initiative tant d’associations, de collectivités que de groupes de randonneurs.
