Un moteur économique : usines, moulins et industries
Du XII au XIX siècle, la rivière Mare devient le nerf de l’activité économique. Elle actionne des moulins à blé, à chanvre puis à huile, et d’autres installations hydrauliques qui jalonnent son parcours. À la fin du XIX siècle, pas moins de sept moulins sont mentionnés sur la commune de Saint-Gervais-sur-Mare (archives départementales de l’Hérault, série S).
- Moulins à farine : moteurs de l’autonomie alimentaire jusqu’à l’époque moderne.
- Moulins à textiles : certains attenant aux filatures de laine et de soie, participant aux prémices de l’industrialisation locale.
- Scieries et tanneries : alimentées par la force motrice de la Mare, jouant un rôle notable jusqu’au début du XX siècle.
L’un des exemples les plus connus reste le moulin de la Grange Vieille, dont des vestiges sont encore visibles en contrebas du village. Ces installations permettent de transformer localement les récoltes, d’exporter des produits vers Bédarieux ou Béziers, et d’employer de nombreuses familles du village. Même au XXe siècle, la rivière continue d’être exploitée par des petites centrales hydroélectriques de type “usine d’appoint”, comme celle de la Planque, relicat de l’effort d’électrification rurale.