Saint-Étienne-Estréchoux, la mémoire vive d’un passé minier
Planté entre les gorges de la Mare et la montagne sèche, Saint-Étienne-Estréchoux intrigue par la silhouette de la “cheminée de la Fonderie”, qui domine le village. Dès le XIX siècle, le sous-sol du secteur attire pour ses gisements de houille et la création en 1855 de la Société des Mines installe durablementSaint-Étienne-Estréchoux dans la carte industrielle régionale (source : patrimoinedumineral.fr). Employant jusqu’à 800 mineurs à la fin de la Belle Époque, le bassin a connu des heures d’intense activité, marquées par la construction d’une ligne de chemin de fer (1895) reliant Bédarieux à Graissessac, autre pôle du secteur.
Aujourd’hui, la cité minière a gardé ses corons de petites maisons collées l’une à l’autre, ses lavoirs semi-enterrés, et une place centrale autour de laquelle on trouve la mairie logée dans l’ancienne école des filles. Une balade attentive permet de retrouver :
- La stèle des mineurs, hommage émouvant à ceux qui ont façonné le village
- Le vestige de la station du “Tacot” et l’ancien tracé ferré, transformé en promenade en balcon sur la vallée
- Des galeries condamnées, encore visibles entre les broussailles près du hameau de La Planquette
Les archives municipales restituent aussi le quotidien d'une population encadrée par des ingénieurs souvent venus d’ailleurs, et soulignent encore aujourd’hui l’attachement local à cette parenthèse charbonnière (source : “Le Bassin houiller de Graissessac et Saint-Étienne-Estréchoux”, Société d'Histoire du Pays des Monts d'Orb).
